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vendredi 29 novembre 2013

Un vrai progrès contre le purpura thrombopénique - Le romiplostim


[21 octobre 2009 - 11h09] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h34]

Pour la première fois un traitement spécifique est mis au point contre le purpura thrombopénique idiopathique (PTI), maladie orpheline qui atteint 50 000 personnes en Europe.

En France pour sa part, la Commission de Transparence estime qu’environ 8 600 malades – deux femmes pour un homme – seraient concernés. Produit dans des cellules bactériennes par la technique de l’ADN recombinant, le romiplostim est désormais disponible dans notre pays.
Maladie auto-immune rare et chronique, le PTI provoque une importante réduction du nombre de plaquettes dans le sang, entraînant un risque élevé d’hémorragies. En augmentant le taux plaquettaire des malades, le nouveau traitement aurait provoqué des réponses de qualité. Ainsi la Haute Autorité de Santé considère-t-elle qu’il s’agit là d’un « progrès thérapeutique important ».
Le romiplostim devrait améliorer la qualité de vie des patients. Les traitements par corticoïdes qui sont actuellement la règle sont souvent mal tolérés et n’apportent qu’une amélioration transitoire. A terme par ailleurs, la splénectomie – c’est-à-dire l’ablation de la rate – est souvent nécessaire sans pour autant, apporter toujours de résultats probants.


mardi 5 novembre 2013

Entretien en décembre 2011 avec Bertrand Godeau - Professeur au CHU Mondor à Créteil

Un entretien avec Bertrand Godeau


Pour vous quel est la place du rituximab dans les PTI ?

Je pense que ce traitement malgré l’absence d’étude randomisée à clairement sa place chez les patients en échec de splénectomie. L’étude prospective qui a été menée en France montre une réponse dans 40 % des cas chez les patients non splénectomisés stable à un an. Cette étude pourrait modifier notre attitude et nous conduire à utiliser le rituximab en première intention avant la splénectomie au moins chez les patients âgés ou fragiles pour lesquels une splénectomie est dangereuse. Pour les patients plus jeunes la question reste encore débatue.

Par contre, il ne faut certainement pas utiliser le rituximab trop tôt, dans un PTI aigu puisque l’on sait que dans 30 % des cas la maladie va guérir avant 6 mois.

Y a-t-il une corrélation entre la gravité du PTI et l’efficacité du rituximab ?

La réponse est à la fois oui et non. Non si l’on se base sur la gravité en termes de chiffre de plaquettes puisque dans l’étude que nous présentons la réponse n’est pas liée au chiffre de plaquette initial. En revanche, on voit que les patients jeunes et ceux qui ont eu peu de ligne de traitement répondent mieux au rituximab. Ce qui suggère indirectement que les patients ayant des PTI plus sévères ont peut être un peu moins de chance de répondre.Toutefois je pense que le rituximab à sa place même dans les PTI réfractaires.
Que pensez-vous des agonistes du récepteur à la thrombopoïetine (TPO) ?

Tout d’abord, je pense que c’est tout à fait passionnant au plan du mécanisme d’action. Si, il y a 5 ans, on m’avait proposé d’utiliser un tel analogue dans les PTI, j’aurais pris mon interlocuteur pour un farfelu. Je suis tout à fait impressionné par les résultats présentés dans la session d’aujourd’hui (qui donnent 80 % de réponse alors qu’il s’agit de molécules différentes provenant de laboratoires différents. On a manifestement mis le doigt sur quelque chose. Ca c’est le premier point. Le deuxième point est que l’on a affaire à un traitement suspensif, on ne va pas guérir un patient en stimulant la TPO. Et là on arrive dans une véritable révolution intellectuelle puisque jusqu’ici, dans les maladies auto-immunes, on a toujours cherché à guérir les patients alors que l’on rentrerait dans une thérapeutique qui serait purement symptomatique, on débuterait un traitement en sachant qu’il serait très prolongé, voire à vie. Les indications de ce traitement ne sont, pour l’instant, pas très claires. Ils sont clairement utiles chez les patients réfractaires à tout, ces patients sont très rares mais ils existent. Ils ont un risque de décès et pour ceux qui ont résisté aux corticoïdes, au rituximab, à la splénectomie, aux immunosupresseurs, l’utilisation de ces agonistes semble justifiée.

La deuxième indication est de faire monter les plaquettes de façon transitoire avant par exemple une intervention chirurgicale. Mais il ne faut pas oublier que la bonne vieille prednisone qui n’est pas chère et non toxique lorsqu’on la donne sur de courtes périodes est efficace dans 70 à 80 % des cas. Je ne suis pas sûr qu’un produit très couteux soit la solution.

La troisième indication pourrait être après la phase initiale de la maladie et pendant ce délai de 6 mois durant lequel on va discuter de l’indication de la splénectomie ou du rituximab, je pense que les agonistes de la TPO auront leur place. Il reste tout de même des interrogations sur la sécurité de ce produit, je pense qu’il faut vraiment être prudent et avoir un recul supplémentaire.

mercredi 30 octobre 2013

Traitement ---> Le rituximab

Les anticorps anti CD20.
 Le rituximab est un anticorps anti CD20

Comment ce médicament agit-il ? Quels sont ses effets ?

Le purpura thrombopénique immunologique (PTI) est une maladie auto-immune médiée par des auto-anticorps clairement pathogènes, dirigés contre des protéines de surface des plaquettes. 

De très nombreuses études ouvertes ont suggéré que le rituximab était efficace dans les cas de PTI réfractaire au traitement conventionnel, comprenant le plus souvent une corticothérapie et des perfusions d’Ig i.v. 

Une revue systématique de la littérature publiée en 2007 a compilé une vingtaine d’études concernant plus de 300 malades PTI. 

Le rituximab y est en général administré selon le protocole type lymphome (4 perfusions de 375 mg/ m²). Le taux de réponse moyen calculé dans cette étude est de 63%. 

L’efficacité du rituximab dans cette indication est donc démontrée. 

lundi 28 octobre 2013

Traitement ----> Le romiplostim

Le romiplostim est le premier facteur de croissance plaquettaire synthétique agoniste des récepteurs de la thrombopoïétine endogène.

Le romiplostim est indiqué chez l’adulte splénectomisé présentant un purpura thrombopénique auto-immun (PTI) (idiopathique) chronique, réfractaire aux autres traitements (par exemple corticoïdes, immunoglobulines).

Le romiplostim peut être envisagé comme traitement de seconde intention chez l’adulte non splénectomisé quand la chirurgie est contre-indiquée.

Traitement ---> L'eltrombopag

L'eltrombopag est indiqué chez le patient adulte splénectomisé présentant un purpura thrombopénique auto-immun (PTI) (idiopathique) chronique, réfractaire aux autres traitements (par exemple corticoïdes, immunoglobulines).
L'eltrombopag peut être envisagé comme traitement de seconde intention chez le patient adulte non splénectomisé quand la chirurgie est contre-indiquée.

dimanche 20 octobre 2013

Le terme idiopatique est remplacé par le terme immunologique

Le purpura thrombopénique immunologique (PTI) est une pathologie auto-immune acquise caractérisée par une thrombopénie isolée définie par un taux de plaquettes < 100 gigas/L ou 100 000 /mm3.
Jusqu'à récemment on entendait par PTI, purpura thrombopénique idiopatique mais une meilleure compréhension des mécanismes immunologiques sous-jacents de cette pathologie a conduit à une révision de terminologie et remplacement du terme idiopathique par immunologique.
http://www.lesentretiensdebichat.com/liste-publications-premium/medecine-generale/purpura-thrombopenique-immunologique

jeudi 10 janvier 2013

Le rozrolimupab représente une nouvelle classe d’anticorps monoclonal

Une nouvelle classe de médicament contre le purpura thrombopénique immunologique

Le Purpura Thrombopénique Immunologique (PTI) est un trouble de la coagulation caractérisé par une thrombopénie (taux de plaquettes bas, inférieur à 100 000 par microlitre).
Il se manifeste le plus souvent par un syndrome hémorragique atteignant la peau et les muqueuses. Les saignements viscéraux graves (sang dans les urines, hémorragies digestives ou cérébroméningées) ne surviennent que lorsque la thrombopénie est importante. Les corticostéroïdes (prednisone) représentent le traitement de première ligne mais lorsque l’évolution est chronique le traitement de référence est la splénectomie (ablation de la rate).
Le rozrolimupab représente une nouvelle classe d’anticorps monoclonal humain recombinant. Dans cette étude 61 patients ont reçu du rozrolimupab à des doses croissantes. Les effets secondaires les plus fréquemment observés ont été des maux de tête et une fièvre, le plus souvent modérés, sans relation avec la dose de médicament administrée. A la dose de 300 milligramme par kilogramme de rozrolimupab, une réponse plaquettaire a été observée après 72 heures de traitement et a persisté au moins 7 jours chez 62 pour cent des patients. La réponse plaquettaire s’est manifestée en moins de 24 heures chez 23 pour cent des patients et a persisté 14 jours en moyenne.
Le rozrolimupab est donc bien toléré tout en induisant une réponse plaquettaire rapide chez les patients qui souffrent d'une thrombocytopénie immunitaire et peut ainsi représenter une alternative thérapeutique à envisager dans certains cas.
Source : Blood collection - 2012